Environnement

Pour l’environnement et le climat,

on peut et on doit faire mieux !

L’urgence climatique est à notre porte et on ne peut plus, comme l’a pourtant fait la municipalité sortante, repousser les échéances ou s’en dédouaner.

A notre échelle, il faut agir car ce sont nos enfants qui sont directement concernés et des mesures doivent être engagées pour la transition énergétique et pour le climat.
Dans le cadre financier qui nous échoit et entraîne de lourdes contraintes, des choix significatifs doivent être faits et nous mettons en avant plusieurs actions qui permettront à notre Commune d’anticiper les situations plutôt que de les subir et de préparer un avenir possible plutôt que de se contenter d’un statu-quo illusoire.

Nous proposons donc :

de réaliser rapidement un audit énergétique des bâtiments Communaux au travers d’expertises thermiques pilotées par l’ADEME ou le Syane. Ces diagnostiques aidés financièrement permettront d’envisager une meilleure isolation des bâtiments et de prévoir le remplacement à terme des chaufferies à énergies fossiles par des chauffages au bois notamment. Ces démarches bénéficient d’aides substantielles dans le cadre de la transition énergétique et auraient dû être entreprises depuis longtemps.

D’anticiper la loi Egalim (applicable au 01/01/21) qui prévoit 50 % d’aliments bio ou locaux dans les repas des cantines scolaires, en cherchant dès à présent à atteindre le 100 % de bio et de local dans les assiettes de nos enfants. Ceci suppose la mise en place d’un réseau cohérent de producteurs locaux qui auront là des débouchés certains puisque toutes les communes sont confrontées aux mêmes données.

De valoriser les espaces agricoles identifiés sur le territoire de la Commune en encourageant les productions locales et en développant les circuits courts (produits locaux et de saison accessibles à tous). Le projet est à développer en lien avec la CCPEVA qui pourrait coordonner ces productions à l’échelle du canton. Au niveau communal, une revalorisation du verger conservatoire (déplacement et mise en valeur) est à organiser avec la possibilité de mise en place de jardins partagés, ouverts ou collectifs, mis à disposition de ceux qui en feront la demande.

Réservoir de la commune

De valoriser nos ressources en eau pour préserver la qualité de notre approvisionnement – les analyses manquent de suivi – et d’éviter les gaspillages et autres pertes de cette ressource fragile et vitale pour tous.

Le parc de Neuvecelle doit être repensé dans ce cadre tout comme les ruisseaux et leur environnement.

De passer rapidement de pratiques « raisonnées » à des pratiques excluant clairement les produits phytosanitaires (pesticides) du territoire de la Commune et en limitant autant que possible le transfert de matières vertes vers les déchetteries pour respecter un des principes de la permaculture : ne pas perdre de matière en recyclant au maximum.

De développer les modes de transports alternatifs et respectueux de l’environnement (trottoirs sécurisés, pedibus pour accès à l’école, gratuité d’accès aux transports collectifs, aides au covoiturage) en évitant les fausses solutions (véhicules électriques et compteurs dits « intelligents » par exemple).

Nos propositions pour la transition énergétique à Neuvecelle :

Les bâtiments communaux doivent servir de référence de respect des normes environnementales et de modèles d’efficacité énergétique.

Leur mise à niveau permettra d’inciter toutes les constructions futures, et en premier lieu les collectifs à intégrer ces exigences dès leurs phases d’élaboration.

Il n’est plus possible de présenter des projets de construction faisant abstraction de ces questions et nous commencerons par un audit énergétique des bâtiments publics. L’ADEME (organisme national) et le SYANE (Départemental) ont l’expertise technique de ces diagnostics et subventionnent ces bilans comme les travaux qui en découlent. Qu’il s’agisse d’isolation extérieure de la Mairie ou de changement de chaufferies (chaufferies au bois par exemple) ces actions bénéficieront de subventions pour ne pas générer d’investissements trop lourds pour la Commune.

Les cantines scolaires et autres lieux de restauration collective devront dès 2021 proposer 50 % d’alimentation bio ou locale dans leurs menus.

Les Collectivités y sont astreintes par la loi dite « Egalim » et plutôt que d’attendre un éventuel prestataire extérieur coûteux, nous proposons de rechercher dès maintenant à constituer un réseau de producteurs locaux capables de fournir l’ensemble des cantines du canton, ce débouché devant inciter et sécuriser ces producteurs dans leurs activités de production.

Cette démarche est à conduire au niveau de la CCPEVA ou un projet de cuisine centrale existe, Neuvecelle pouvant proposer des espaces agricoles à ces producteurs souhaitant s’inscrire dans la démarche. Evidemment, ces productions localisées devraient pouvoir déboucher sur un accès à ces produits par les particuliers à travers un marché de producteurs, un lieu de dépôt vente ou des démarches de cueillette sur site comme cela se pratique dans divers endroits avec succès.

Nos espaces agricoles vont retrouver leur rôle essentiel de fournisseurs de ressources de proximité (maraichage, fruits, ruches, etc.…) et encourager l’installation de producteurs locaux.

Ce projet est à travailler en lien avec la CCPEVA autour de l’idée d’une régie agricole intercommunale, fournissant les cantines scolaires en priorité (3000 repas potentiels selon estimation CCPEVA) et assurant une activité pérenne à de jeunes exploitants agricoles.

Au niveau communal, la mise à dispositions d’espaces de jardinage pour ceux qui en feraient la demande permettra de reconvertir des espaces « verts » en espaces conviviaux, productifs et chaleureux, favorisant les échanges et les rencontres autres d’activités porteuses de sens et d’utilité. Le verger conservatoire, actuellement à l’abandon sera repris et réimplanté dans ce cadre pour être réellement l’affaire de tous.

Son développement devra se poursuivre (plantation de châtaigniers ou autres arbres à chaque naissance sur la commune par exemple).

• Depuis de nombreuses années et au prétexte de risque de difficultés d’approvisionnement, nos réseaux d’eaux potables sont connectés avec Evian et le pompage au lac de la Léchère. Ce que la sécurité biologique y a gagné, la responsabilité collective y a perdu et les gaspillages de cette ressource vitale sont nombreux (lavage de voitures, piscines, pelouses…..).

Nous devrons être attentifs à la qualité de nos eaux, à la performance de nos réseaux et à l’entretien de notre potentiel dont les ruisseaux actuellement recouverts de plantes invasives et du Parc de Neuvecelle qui est à l’abandon malgré son potentiel fort.